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Evenements culturels


  • 16-05-2013

    Commémoration de l’abolition de l’esclavage : nomination des 1ers esclaves libres


    Mercredi 22 mai 2013, la Martinique célébrera le 165ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Un évènement inscrit dans les mémoires de tout martiniquais. Cette année, nous souhaitons partager avec vous une partie de l’histoire de nos ancêtres : La nomination des Martiniquais après l’abolition de l’esclavage.

    Qui sait ? peut être que cette petite lecture suscitera en vous le désir de remonter le temps et d’en savoir plus sur les origines de vos ancêtres.

    Bonne lecture !

    Le texte qui suit est extrait du site anchoukaj réalisé par le Conseil Régional de la Guadeloupe et le Comité de marche du 23 MAI 1998 (CM98). Un travail remarquable qui nous permet d’en savoir plus sur cette période qui a dû marquer pour toujours les esprits des peuples noirs de l’époque.


    Le décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848 mit définitivement fin à l’application du Code noir et au statut d’esclave pour environ 67447 Martiniquais, soit environ 60% de la population de l’île. Il fallut alors attribuer à toutes ces personnes des noms de famille, car esclaves, elles n’avaient pour seul attribut identitaire qu’un prénom, parfois un surnom ou un sobriquet et à partir de 1839, un numéro ou matricule. Ces noms de famille sont aujourd’hui encore ceux de la majorité des Martiniquais. [...]

    Le 20 septembre 1792 l’assemblée législative créa en France métropolitaine, les registres d’état civil. Ces registres consignaient les trois événements les plus remarquables de l’existence d’un individu : sa naissance, son mariage et sa mort.

    Dans les colonies avant 1848, seuls les libres étaient inscrits dans les registres d’état civil. Après son affranchissement, le nouveau libre était inscrit dans la partie « naissance » de l’état civil à l’âge de son émancipation : il naissait donc le jour de son émancipation !

    À partir de 1848, les nouveaux libres, comme tout Français, se devaient d’avoir un nom de famille. En l’absence d’actes de naissance, le gouvernement provisoire décida de créer un dispositif particulier pour l’enregistrement de l’état civil des 230 109 nouveaux citoyens des ex-colonies françaises. Des registres spéciaux, appelés registres des nouveaux libres pour la Guadeloupe et registres des actes d’individualité en Martinique, furent confectionnés.

    Dans la circulaire écrite par Victor Schoelcher le 8 mai 1848, des officiers d’état civil devaient y consigner les « indications destinées à constater l’individualité de chaque Noir » ainsi « qu’un numéro d’ordre de l’inscription ». Ces registres étaient « destinés à servir de base à l’état civil » des Martiniquais récemment libérés.

    Ce n’est qu’au moment du mariage ou lors du décès que ces personnes étaient inscrites sur les registres d’état civil. Ces « registres des nouveaux libres » et « registres d’individualité » servirent dans les ex-colonies de registres d’état civil pour les esclaves affranchis. Il s’agit d’une exception dans le système d’état civil français.

    Concernant la Martinique, Victor Schoelcher annonça, dans sa circulaire du 8 mai, qu’il avait fait confectionner à Paris, les quatre-vingt-un registres pour la Martinique. Il y fournissait même la liste de ces registres par commune pour les vingt-deux communes de Martinique de l’époque, dont Trou-au-Chat (actuellement Ducos), Trois-Bourgs (incluant Rivière-Salée, Les Trois-Îlets et Petit-Bourg) et Sud(regroupant les Anses-d’Arlet, Le Diamant et Sainte-Luce).

    [...] Les opérations d’enregistrement n’ont débuté qu’à la mi-septembre 1848, et ce pour six communes (Basse-Pointe, Case-Pilote, Fort-de-France, Le Lorrain, Le Marin et La Trinité) et durant le dernier trimestre 1848 pour les autres, à l’exception du Lamentin, de Macouba et de Sainte- Anne qui ont commencé en janvier et février 1849.

    [...] La nomination des nouveaux libres aura duré onze ans au moins, jusqu’au 1er janvier 1859, date de proclamation officielle de leur clôture. Nous avons cependant retrouvé des inscriptions beaucoup plus tardives, notamment en 1865, dans la commune de Macouba18 : « N° 540 : L’an mil huit cent soixante cinq le onze du mois d’août, par devant Maire de la commune du Macouba, s’est présenté le sieur Moïse âgé de vingt-sept ans, né à Saint-Pierre, fils naturel de la demoiselle Magdelonnette et inscrit précédemment sur le registre matricule des esclaves sous le numéro 539 F et a reçu les nom et prénom de Meridon Moïse. Macouba, le onze d’août mil huit cent soixante cinq, le Maire. »

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    - RETROUVER LE NOM DES PERSONNES ESCLAVES EN 1848

    Sur le site anchoukaj vous pourrez en tapant votre nom de famille, être mis en présence de noms, prénoms et matricules et autres renseignements concernant des personnes qui étaient esclaves en 1848 et qui, avant l’abolition de l’esclavage, n’avait pour seule identité qu’un prénom et un matricule.

    - RETRACER VOTRE GÉNÉALOGIE

    Si ce sujet vous passionne, si vous souhaitez obtenir de l’aide pour retracer votre généalogie, l’association CM98 basée à Paris propose des ateliers de généalogie et d’histoires des familles antillaises (AGHFA) et met à la disposition des Antillais une méthode d’investigation généalogique spécifique et un accompagnement personnalisé leur permettant de retrouver leurs aïeux esclaves ou libres de couleur

    - A voir également le reportage : Nos ancêtres les esclaves diffusé sur France 2.

    CM98 originaires d’outre-mer à mieux connaître leur identité au moyen d’une recherche généalogique.

    Quelques rendez-vous en communes à noter pour la Commémoration de l’abolition de l’esclavage.

    ROBERT

    - Mardi 21 mai 2013

    - 18h00 à 01h00 - à Lestrade organisée par l’association A.S.C.L.R. Retraite aux flambeaux dans le quartier. Au siège de l’ASCLR : Paroles, Slam, contes, moman bèlè pourclôturer la soirée.Tél : 0696 94 65 79

    - 19h00 à 21h00 - place des ananas au Vert-Pré organisée par l’association Kontrover’s. Retraite aux flambeaux, montage poétique, son de tambours, bèlè .... Invités : UJM et Lanbéli. Tél : 0696 20 81 74

    - Mercredi 22 mai 2013

    - 06h00 à 10h30 au local associatiof de Monnérot organisée par les associations UJ Monnérot et Lanbeli "Bokantaj Respé 22 Mai"en invité l’association Kontrover’s Infos : 0696 91 68 25
    - 06h00 à 22h00 à la Maison pour tous de Duchesne organisée par l’association Kankanbou Marche, tournois divers, danse, son tanbou, bèlè. Infos : 0696 95 20 31

    FORT-DE-FRANCE

    22 - mai Raid de romain l’esclave 2013 est un rendez-vous sportif traditionnel du mois de mai. Il s’agit d’une épreuve nautique en surfski en mer des Caraïbes .

    Départ 8H00 Plage de la Française

    Le VENDREDI 17 mai, 19 heures à l’AMEP, Route de Redoute : Conférence-débat le 22 Mai 1848 : " Faire sens " avec comme intervenants Edmond MONDESIR et Richard CHATEAU-DEGAT

    PRÊCHEUR

    KP 22 Mè : APM - CSTM - GRAC - MIM et le CNCP - le PALIMA le PCM - le RDM et la Mairie du PRÉCHEUR

    MERCREDI 22 Mai : Rendez-vous Sainte-Philomène, 9 heures sur la route du Prêcheur.

    Mots clés : Evènements culturels


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