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  • 21-05-2015

    Gloryé 22 Mé


    Le 22 mai 1848, des milliers d’esclaves ont brisé leurs chaînes en Martinique.
    C’est en souvenir de ce jour d’insoumission que le 22 mai est férié (suite à la loi du 24 novembre 1983) afin de célébrer la commémoration de l’esclave en Martinique.

    L’abolition de l’esclavage fait suite à de multiples révoltes d’esclaves dans toute l’île.

    La ferveur s’est notamment déclenchée, à l’habitation Duchamp (St-Pierre), suite à l’interdiction du maître de jouer du tambour. N’en déplaise à l’esclave Romain qui, malgré l’interdiction, enfourche son tambour comme à l’accoutumée afin d’annoncer le début de la fabrication de la farine de manioc.
    L’esclave fût, bien évidemment, arrêté pour avoir bravé cette interdiction, ce qui décupla la détermination des insurgés et engendra un afflux d’esclaves armés sur la ville de St-Pierre.
    Pour calmer la tension ambiante, l’adjoint au maire, Pory Papy ordonna la libération de l’esclave Romain.

    La révolte aurais pu en rester là, mais c’était sans compter sur l’arrivée des victimes de la fusillade du Précheur (Esclaves fusillés par des gendarmes) ce qui méta le feu aux poudres.
    L’insurrection gagne de nombreuses commune de Martinique, les esclaves armés et révoltés n’ont rien à perdre et n’ont plus de limites.
    Le gouverneur Rostoland n’a guère d’autre choix que de proclamer l’abolition de l’esclavage en référence au décret du 27 avril de la même année.

    L’arrêté d’abolition de l’esclavage fut signé le 23 mai 1848 en Martinique.

    Décret d’abolition, 27 avril 1848

    Liberté, Égalité, Fraternité Au nom du Peuple français

    Le Gouvernement provisoire,
    Considérant que l’esclavage est un attentat contre la dignité humaine ;
    Qu’en détruisant le libre arbitre de l’homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir ;
    Qu’il est une violation flagrante du dogme républicain : Liberté, Égalité, Fraternité.
    Considérant que si des mesures effectives ne suivaient pas de très-près la proclamation déjà faite du principe de l’abolition, il en pourrait résulter dans les colonies les plus déplorables désordres,

    Décrète :

    Art. 1.
    L’esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d’elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront absolument interdits.

    Art. 2.
    Le système d’engagement à temps établi au Sénégal est supprimé.

    Art. 3.
    Les gouverneurs ou commissaires généraux de la République sont chargés d’appliquer l’ensemble des mesures propres à assurer la liberté à la Martinique, à la Guadeloupe et dépendances, à l’Isle de la Réunion, à la Guyane, au Sénégal et autres établissements français de la côte occidentale d’Afrique, à l’Isle Mayotte et dépendances et en Algérie.

    Art. 4.
    Sont amnistiés les anciens esclaves condamnés à des peines afflictives ou correctionnelles pour des faits qui, imputés à des hommes libres, n’auraient point entraîné ce châtiment. Sont rappelés les individus déportés par mesure administrative.

    Art 5.
    L’assemblée nationale réglera la quotité de l’indemnité qui devra être accordée aux colons.

    Art. 6.
    Les colonies purifiées de la servitude et les possessions de l’Inde seront représentées à l’assemblée nationale.

    Art. 7.
    Le principe que le sol de la France affranchit l’esclave qui le touche, est appliqué aux colonies et possessions de la République.

    Art. 8.
    À l’avenir, même en pays étranger, il est interdit à tout Français de posséder, d’acheter ou de vendre des esclaves, et de participer, soit directement, soit indirectement, à tout trafic ou exploitation de ce genre. Toute infraction à ces dispositions entraînera la perte de la qualité de citoyen français. Néanmoins les Français qui se trouveront atteints par ces prohibitions, au moment de la promulgation du présent décret, auront un délai de trois ans pour s’y conformer. Ceux qui deviendront possesseurs d’esclaves en pays étrangers, par héritage, don ou mariage, devront, sous la même peine, les affranchir ou les aliéner dans le même délai, à partir du jour où leur possession aura commencé.

    Art. 9.
    Le ministre de la marine et des colonies, et le ministre de la guerre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.

    Fait à Paris, en conseil de Gouvernement, le 27 avril 1848.

    Les membres du Gouvernement provisoire, Dupont (de l’Eure), Lamartine, Armand Marrast, Garnier-Pagès, Albert, Marie, Ledru-Rollin, Flocon,Crémieux, Louis Blanc, Arago.
    Le secrétaire général du Gouvernement provisoire.

    Source : esclavage-martinique.com



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