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  • 3-02-2011

    L’Assemblée Nationale illuminée aux couleurs des Outre-mer

    Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée Nationale, et Marie-Luce Penchard, Ministre chargée de l’Outre-mer, ont présidé, mercredi 2 février, la cérémonie d’illumination des 12 colonnes du Palais-Bourbon aux couleurs de l’année des Outre-mer. Lors de cette cérémonie, l’acteur Jacques Martial a lu le texte d’Aimé Césaire, reproduit ci-dessous. L’Assemblée Nationale illuminée aux couleurs des Outre-mer

    "Si la différence existe, toutes les différences ne sont pas pour autant égales entres elles".

    27 juillet 1981

    Refusant que l’outre-mer soit le grand oublié de la décentralisation, Aimé Césaire prend part à la discussion du projet de loi relatif aux droits et libertés des communes, des départements et des régions.

    Monsieur le ministre d’Etat, mes chers collègues, j’ai lu avec attention ce projet de loi instaurant la décentralisation et j’ai été frappé par le fait que nulle part, dans la trentaine de pages que comporte ce texte, je n’ai trouvé le mot "outre-mer" et je n’ai rencontré l’expression "départements d’outre-mer".

    Pas un mot, pas une mention, pas une indication, pas une allusion ! J’ai donc l’impression que c’est un peu par effraction que j’entre dans la discussion de ce soir. (Sourires)

    Vous ne serez pas donc surpris, monsieur le ministre, si je ne traite dans mon intervention – comme M. Moutoussamy d’ailleurs – que du sujet que vous avez omis d’évoquer, et si je n’examine le texte proposé que dans cette optique toute particulière.

    A vrai dire, vous le devinez bien, je force un peu le trait. Votre silence est un faux silence ; vous parlez de nous, même si c’est par prétérition, vous pensez en fait qu’il n’y a pas de différence majeure entre vous et nous et que ce qui est bon pour vous est bon pour nous.

    Tout n’est pas faux dans ce raisonnement et il est tout à fait vrai que votre projet comporte d’excellentes dispositions qui constituent, même pour nous, des éléments très positifs.

    Vous supprimez la tutelle des préfets ? A la bonne heure ! J’ai trop dénoncé, il vous en souvient, la férule des gouverneurs d’antan pour ne pas applaudir à la suppression de la tutelle.

    Vous accroissez le pouvoir des assemblées locales, dont vous souhaitez l’élection au suffrage universel. J’ai trop regretté l’inexistence, dans le système jusqu’ici en vigueur, d’un vrai pouvoir de décision à l’échelon local – d’un pouvoir démocratique s’entend – pour ne pas me réjouir des nouvelles dispositions que vous nous proposez.

    Tout cela est donc très positif et vous avez raison : c’est bon pour la Bretagne, pour la Gironde, pour la Corrèze, mais c’est aussi très bon pour nous, aux Antilles.

    Mais, monsieur le ministre, vous sentez bien que notre satisfaction ne peut être totale. C’est qu’il manque à votre projet, à mon point de vue, un élément capital. Il lui manque de ne pas laisser entrevoir que si la différence existe, toutes les différences ne sont pas pour autant égales entre elles. Il lui manque, en somme, de n’avoir pas voulu, si je puis dire, différencier la différence. Si bien que votre texte ne peut pas ne pas apparaître comme un texte quelque peu simplificateur et réducteur.

    Sans doute y décèle-t-on bien des nuances mais, en fait, ce texte s’inscrit dans une tradition bien française, même si la filiation n’est pas celle que l’on croit généralement, même si les grands ancêtres ne se trouvent pas forcément là où on les cherche.

    Lire la suite sur le site consacré à l’outre-mer



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