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La maison bioclimatique associe est un mode de construction adapté au climat local en associant le végétal et ayant recours aux énergies renouvelables. La maison bioclimatique est capable de satisfaire quatre fonctions principales : capter le rayonnement solaire, stocker l’énergie captée, distribuer cette chaleur et la réguler.
La maison bioclimatique est un concept architectural qui intègre les conditions climatiques et environnementales pour créer un confort thermique dans l’habitat.
Ce concept ne date pas d’hier ; dans tous les pays les populations ont toujours recherché à se protéger du froid, du vent et à profiter de la chaleur et de la lumière du soleil. Parallèlement elles ont su utiliser au mieux et adapter le relief et la végétation pour un meilleur confort, gage d’une meilleure qualité de vie.
Avec le développement d’une économie fondée depuis plus d’un demi siècle sur une consommation effrénée nous avons oublié les principes de construction économe en énergie, soucieuse de la santé comme de l’environnement.
Aujourd’hui l’obligation du développement durable nous impose de reconsidérer nos modes de construction en alliant les connaissances et les techniques d’un passé pas si lointain et celles de notre temps en excluant tous les équipements par trop mécaniques car consommateurs d’énergie (VMC, climatisation, etc.).
La maison bioclimatique se doit de satisfaire quatre fonctions principales : capter le rayonnement solaire, stocker l’énergie captée, distribuer cette chaleur et la réguler. Rien de bien original si ce n’est qu’il est exclu d’avoir recours aux énergies fossiles (gaz, charbon, fioul) pour le chauffage et la climatisation mais uniquement aux énergies renouvelables : soleil bien sûr et en complément le bois-énergie.
L’habitat doit faire corps avec son écosystème local c’est à dire l’ensemble des espèces vivantes (faune et flore) et des éléments inertes (eau, air, sol) interagissant au sein de son milieu (forêt, champ). La relation avec le passé est aussi à prendre en compte (culture et l’histoire du lieu).
La sélection du terrain réalisée ( ensoleillé à l’abri des vents, loin des nuisances), le volume (compact et simple)et les orientations du bâti (larges ouvertures au sud pour les pièces à vivre) sont les éléments de base et de bon sens pour une construction bioclimatique. L’installation d’une véranda judicieusement conçue peut fournir jusqu’à 30% du chauffage de la maison.
Les matériaux accumulateurs thermiques traditionnels (pierre, terre cuite, etc.) et les isolants thermiques naturels (ouate de cellulose, chanvre, paille, etc.) sont les constituants incontournables pour minimiser la consommation d’énergie et assurer un air de qualité. Attention, le bois n’est pas un bon accumulateur thermique et certains matériaux sains peuvent être des gouffres énergétiques lors de leur élaboration. (se renseigner avant l’achat).
Une ventilation naturelle appropriée assurera un air intérieur sain et renouvelé garanti par le choix de peintures d’intérieur à l’eau et de mobilier en bois massif (sans liants chimiques susceptibles de relarguer lentement dans l’atmosphère).
L’environnement immédiat est mis à profit directement par la récupération de la chaleur du sol véritable accumulateur thermique ( puits canadien) , par la collecte des eaux de pluie (lave-vaisselle, lave-linge, WC, arrosage), la plantation d’arbres (association feuillus et résineux), le palissage des murs par de plantes grimpantes (protection estivale des murs orientés au soleil).
La végétalisation d’une terrasse ou d’un toit en légère pente permet non seulement de récupérer les eaux de pluie, mais aussi de fixer les poussières atmosphériques, d’améliorer l’acoustique et la thermique du bâti, sans oublier un indéniable côté esthétique.
La construction d’une maison bioclimatique ne nécessite nullement l’achat et l’installation de systèmes complexes et onéreux mais consiste seulement à réaliser intelligemment et consciemment un habitat sain, économe en énergie tout en gagnant en confort et donc en qualité de vie. Il existe quelques règles de construction pour réduire l’impact négatif du bâti sur notre environnement naturel mais il demeure suffisamment de degrés de liberté pour faire une réalisation à sa convenance.
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par Alain Tranchemer (13/03/2009)
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Source : Fruitymag
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