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Ecologie


  • 6-05-2010

    La vérité sur les prix des produits bio...

    Il me semble important de partager le texte "billet" de Jean-Pierre CAMO, qui publie dans le magazine BIOCONTACT d’avril N°201, intitulé "Manger bio sans se ruiner", une belle synthèse de tout ce que l’on peut dire sur les prix des produits bio. Pour en savoir plus sur le bio, n’hésitez pas à vous procurer ce magazine mensuel distribué gratuitement dans les supermarchés bio.

    Manger bio - par Mariannick Jeannot de Carnets de Cuisine

    -LA VÉRITÉ DES PRIX

    Oui, les légumes, les fruits, la viande, les laitages, le pain bio sont plus chers. C’est le reproche, fondé, que véhiculent les médias. Pourtant, en grattant un peu, on s’aperçoit que tout n’est pas aussi simple.

    Pour comparer valablement le prix d’un kilo de blé cultivé en conventionnel et un autre en bio, il faut rappeler que l’agriculture conventionnelle est largement subventionnée, selon des critères politico-techniques, au contraire de la bio. En France, 60 000 exploitations agricoles reçoivent à elles seules 80 % des aides de l’Europe, payées par les impôts des citoyens (source : Fnab). Autrement dit, le blé conventionnel ne s’affiche pas à son vrai prix. Une réelle distorsion de concurrence !

    De plus, l’agriculture conventionnelle répand à outrance des intrants pétrochimiques dont on retrouve des résidus dans les sols, l’eau et l’air.

    Ce qui crée des coûts supplémentaires (non pris en compte) pour la collectivité : dépollution de l’eau et des sols, épuisement des nappes phréatiques. Sans même évoquer les coûts sanitaires dus à une alimentation surchargée en pesticides (certes difficiles à évaluer).

    Autre point : la baguette de pain blanc est-elle réellement meilleur marché que le pain complet bio quand on en jette la moitié car déjà desséchée après quelques heures ? Alors que le pain complet se garde aisément quelques jours, bien enveloppé dans un tissu. Il faudrait donc, en toute logique, multiplier par deux le prix du pain blanc – du moins sa part réellement consommée – pour comparer ce qui est comparable. Le prix réel (et non pas apparent) milite ici en faveur du bio, qui propose des aliments plus nutritifs et génère moins de déchets.

    L’agriculture bio respecte le rythme de croissance des plantes et des animaux sans chercher à l’accélérer par des artifices chimiques. Le temps de production, plus long et à petite échelle, et avec des rendements souvent moindres, induit fatalement des coûts supplémentaires, y compris de main-d’œuvre. Alors que ces coûts sont minimisés en conventionnel. Parent pauvre de la redistribution des aides européennes, la bio française ne suffit plus à satisfaire la demande intérieure. D’où une importation massive de produits bio, avec ses surcoûts de transport.

    Alors, comment réduire la note quand nous faisons nos courses ? D’abord en mangeant différemment. Les produits bio sont si goûteux et si nutritifs (études Suvimax et Abarac) qu’on peut se permettre d’en consommer moins (moins de déchets). On évitera les plats préparés, gadgets onéreux, au profit d’une cuisine simple. On préférera le vrac et on réduira sa part de protéines animales (viande et laitages), largement en excès dans notre diète moderne, également onéreuses. On évitera aussi les produits importés et hors saison, grevés par des coûts de transport élevés. Une astuce : plus l’aliment est sec, plus on peut « tolérer » une production lointaine (amandes, figues sèches, algues…) ; plus il est aqueux, plus la proximité devient un critère majeur (tomates, fruits frais…).

    En privilégiant les circuits courts, on réalise aussi de belles économies : marchés, Amap, magasins de producteurs, paniers des jardins de Cocagne… les formules ne manquent pas. Et la fraîcheur est forcément au rendez-vous. Et pourquoi pas un petit jardin potager, qu’il soit privé ou communal (voir votre mairie) ?

    Même si la bio ne bénéficie pas du franc soutien qu’elle mérite, nous pouvons en réduire sa cherté par une alimentation différente, pour le plus grand bénéfice de la Terre et de notre santé.

    Jean-Pierre Camo directeur de la publication de Biocontact

    Mots clés : Bio, consommation


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