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Psycho


  • 11-08-2011

    La vie urbaine favorise l’anxiété et la dépression

    Vivre en ville comporte des avantages liés à la proximité et à la facilité d’accès aux informations et nouveautés technologiques, surtout à notre époque, mais, elle n’est pas sans conséquences.

    Des chercheurs allemands et canadiens ont réalisé une étude et mis en évidence le processus biologique qui établit le risque de souffrir de troubles anxieux et de l’humeur, comme la schizophrénie chez les personnes vivant en zone urbaine.

    Il s’agissaint pour eux de vérifier la théorie selon laquelle les problèmes de santé mentale, tels que la schizophrénie, l’anxiété et l’humeur négative, sont plus fréquents chez ceux qui vivent ou grandissent dans les villes.

    Vivre en ville affecte les régions du cerveau qui régulent les émotions et le stress

    Pour vérifier cette théorie, les chercheurs de l’Université de Heidelberg en Allemagne et de l’Université McGill au Canada, ont exposé des volontaires à des messages verbaux négatifs et leur ont demandé de résoudre des énigmes alors que leurs cerveaux étaient scannés par IRM, les niveaux de stress ont été évalués en mesurant les niveaux de cortisol, le rythme cardiaque et la tension artérielle ont été mesurés.

    De nombreuses facettes de la vie urbaine doivent être prises en compte en santé mentale, certaines zones du cerveau associées au stress et à l’anxiété s’activent plus chez les urbains que les ruraux.

    Vivre en ville a été associé à une activité plus élevée dans l’amygdale, une région du cerveau qui signale des émotions négatives et des menaces environnementales. Elle à des conséquences notamment sur les comportements violents et favorise la dépression.

    Toutefois, l’augmentation de l’activation de régions spécifiques du cerveau en réponse au stress social, ne peut pas être directement, à ce stade, liée à des troubles psychologiques. On ne peut déterminer pourquoi ces différences dans l’activité cérébrale sont survenues et si elles sont liées aux problèmes de santé mentale ou de stress.

    Alors, surtout pas de panique, pour continuer à vivre en ville il faudra simplement apprendre à équilibrer vie professionnelle, familiale et personnelle. Le stress n’est pas néfaste en soi, il devient dangereux lorsqu’il envahit notre quotidien.

    Pour les personnes vivant en ville, il est conseillé de pratiquer une activité relaxante, une bonne hygiène de vie serait un plus.

    La psychothérapie peut également aider à comprendre et proposer des solutions pour les personnes souffrant de stress.

    Source : Nature, 474, 498–501 (23 June 2011) et santé log.

    Mots clés : psycho


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