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  • 2-01-2014

    Les étoiles et les mages


    Chaque année, à l’approche de l’épiphanie qui sera célébrée en France le dimanche 5 janvier 2014 [1] ressurgissent des articles sur « l’étoile des mages ». Celui qui suit ne déroge pas à cette tradition.


    Quel est donc ce phénomène lumineux qui, il y a deux mille ans, aurait provoqué le départ de trois « mages », probablement de Mésopotamie (Irak actuel), en les guidant jusqu’à Bethléem en Palestine. Les religieux, les astronomes et les historiens tentent de répondre à cette question.

    Il paraît normal de consulter, en premier lieu, les écritures saintes. Parmi les 4 évangélistes, Luc, Jean, Marc et Matthieu seul le dernier mentionne, sans trop insister, le voyage de Gaspard, Melchior et Balthazar.

    Même si les mages n’étaient pas des rois, il n’est pas impossible que des hommes de science de l’époque aient été intrigués par un phénomène astronomique qui les aurait mis en marche vers la Judée. L’existence de savants mésopotamiens (là d’où Matthieu fait venir les mages) est attestée. On sait qu’il y avait à Babylone une pratique astronomique ancienne.

    Il n’est donc pas inconcevable qu’un événement céleste fut interprété comme un signe et ait provoqué l’envoi d’une délégation en Palestine.

    L’identification d’un tel phénomène peut paraître aisée à notre époque, compte tenu de tous les moyens de calcul sophistiqués dont disposent les astronomes.

    Mais ce n’est pas si simple que cela. Le premier écueil concerne la date de cet événement, qui n’est pas connue avec précision.

    Le calendrier que nous utilisons aujourd’hui n’était pas en usage chez les civilisations anciennes. Les Celtes, les Chinois, les Grecs, les Romains, les Mayas avaient leur propre calendrier.

    La date de la naissance du Christ n’est pas facile à préciser car il faut déterminer les correspondances entre les calendriers anciens et actuels.

    On considère aujourd’hui qu’il convient de l’avancer de 4 à 8 ans selon les auteurs se fondant sur la mort d’Hérode et du recensement général.

    Pour tenter de connaître l’étoile qui a guidé les mages, les astronomes doivent donc rechercher les phénomènes célestes qui ont pu être observés entre les années 4 et 8 avant J-C.

    Les moyens techniques sont aujourd’hui disponibles pour le faire en se basant sur la mécanique céleste.

    On constate que durant cette période s’est produit un phénomène assez rare : la conjonction multiple des planètes Jupiter et Saturne. Les planètes, dont la Terre, ne sont pas des étoiles mais des satellites du Soleil qui gravitent autour de lui. Les planètes ne brillent pas par elles-mêmes et ne font que réfléchir la lumière qu’elles reçoivent de l’étoile Soleil. L’éclat apparent de ces planètes prises isolément est supérieur à celui des étoiles du fait de proximité relative du Soleil et de la Terre ; aussi leur rapprochement peut en faire un objet très brillant et donc remarquable. Cette conjonction a eu lieu à trois reprises en quelques mois en l’an -7. Elle est mentionnée dans les tablettes d’une école babylonienne.

    La première conjonction s’est produite fin mai. Elle aurait donné le signal de départ aux mages. En octobre après 4 mois de voyage, soit 1.000 Km parcourus, alors qu’ils étaient à Jérusalem, la conjonction se reproduisit. Le 1er décembre ils la revirent une nouvelle fois dans la direction de Bethléem. C’est une première hypothèse.

    Il pourrait également s’agir d’une comète qui serait apparue dans le ciel. Les comètes ont pour caractéristique de revenir périodiquement nous visiter (ex : tous les 76 ans pour la comète de Halley). Mais on ne possède pas d’indications ou d’écrits sur le retour d’une comète qui pourrait correspondre à la date de la naissance du Christ. Cela peut être néanmoins une deuxième hypothèse car toutes les comètes ne sont pas périodiques.


    La dernière hypothèse fait intervenir une supernova qui aurait éclairé le ciel pendant plusieurs mois à cette époque.

    Une supernova est une étoile qui explose. C’est un phénomène relativement rare, mais nous avons eu le privilège de l’observer en février 1987 lors de l’explosion d’une étoile dans la galaxie du Grand nuage de Magellan situé à une distance de 180.000 années - lumière de la Terre.

    L’année lumière (ou année de lumière) est une unité de distance astronomique. Elle exprime la distance parcourue par la lumière émise d’un point de l’Univers pour venir jusqu’à nous à la vitesse de 300.000 Km/s. Une année de lumière vaut donc, le calcul est simple, 10 puissance13 Km (1 suivi de 13 zéros), c’est à dire dix mille milliards de kilomètres.

    Cela signifie également que cette étoile est morte il y a 180.000 ans, et que ce n’est qu’en 1987 que nous l’avons appris. On remarquera que l’astronomie permet d’une certaine façon de remonter dans le temps car plus on voit loin plus on voit "le passé" de l’Univers. Les grosses étoiles (celle de 1987 était 50 fois plus grosse que le soleil) s’éteignent et meurent en une gigantesque explosion et un formidable éclat quand elles ont brûlé tout leur combustible : hydrogène, hélium, carbone.... Le soleil, qui est vieux de 5 milliards d’années, va lui aussi mourir dans environ 5 milliards d’années. Il est donc à mi-vie. Mais notre soleil ne possède pas une masse assez élevée pour exploser en supernova. Il deviendra une géante rouge puis finira son existence sous la forme d’une naine blanche. Quant à la supernova de la naissance du Christ, les chroniques chinoises mentionnent la présence d’une nouvelle étoile (nova) en l’an -4. Cette hypothèse n’est donc pas à rejeter totalement.

    Laquelle de ces trois hypothèses, conjonction de deux planètes, comète ou supernova est la bonne ?

    L’étoile de Bethléem a-t-elle jamais brillé ? Quoi qu’il en soit cela nous a permis de faire aujourd’hui un semblant d’astronomie.

    E.BIDOUX / CDSA déc.2013 extrait du texte sur “L’étoile des mages” qui est consultable sur le site du CDSA : www.cieltropical.com

    - Bibliographie :
    - Revues : L‘Astronomie – déc. 1990, Ciel et Espace – déc. 1993, - Sciences et Avenir déc. 96
    - Ouvrages : La saga des calendriers de Jean LEFORT. Editions BELIN,
    - Guide des données astronomiques. Edition EP sciences

    Mots clés : Actualité


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