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Créateurs de richesses


  • 13-09-2012

    O’CEAM a vu le jour il y a 1 an…


    1. a) Que pouvez-vous nous dire sur vos premiers pas en tant que chef d’entreprise ?

    Experte en Diététique et Docteur en sociologie de l’alimentation, j’ai crée mon entreprise en janvier 2011 : O’CEAM, l’observatoire et le centre d’éducation alimentaire martiniquais, organisme de formation, agrée FAFSEA également,.

    Mes premiers pas en tant que chef d’entreprise ont été captivants, pleins d’enrichissements théoriques et surtout pratiques sur le terrain. Ils ont nécessité un investissement à 200 % jusqu’à aujourd’hui et selon les experts de la création d’entreprise durant les 3-4 premières années au moins. Persévérance, sérieux, esprit créatif, indépendance, sens de l’organisation, dynamisme font partie de mes maîtres mots pour continuer.

    Il a fallu également en tant que jeune créatrice d’entreprise se faire connaître et reconnaître, démarcher la clientèle, acquérir d’autres compétences que la Diététique, comme la comptabilité, la gestion, la communication, le marketing… J’apprends aussi en tant que profession libérale à être au four et au moulin, à faire face aux imprévus et à m’adapter aux différentes situations.

    En outre, avant l’ouverture d’O’CEAM, je me suis rapprochée d’organismes ressources dans la création d’entreprise. J’ai ainsi bénéficié de conseils très précieux du pôle emploi (volet création d’entreprise), d’un cabinet spécialisé dans la création d’entreprise (Insert développement) et de Martinique Initiative.

    b) Quel bilan faites vous de cette première année ?

    Le bilan de la première année est encourageant en terme de qualité car j’ai pu toucher un peu toute ma clientèle cible et tous les âges, et en terme de quantité. Mais il doit être amélioré, car une entreprise c’est beaucoup de charges et il faut réaliser plus de prestations de service (ateliers, conférences…) pour équilibrer ces charge, en touchant plus d’entreprises et de particuliers. Néanmoins, il reste beaucoup à faire en matière de prévention dans le domaine de la diététique. En effet, l’éducation alimentaire est un travail de longue haleine qui s’inscrit sur la durée si l’on veut espérer des changements progressifs des comportements alimentaires et diminuer la fréquence des pathologies en lien avec l’alimentation. Il faudrait également que les entreprises inscrivent ces actions d’éducation alimentaire de manière pérenne dans leur calendrier. Je suis donc consciente que je dois travailler dure encore au développement de ma jeune entreprise, afin qu’elle soit viable.

    2. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur l’obésité à la Martinique et sur les maladies liées à une alimentation « déstructurée » ?

    Les maladies en lien avec une alimentation déstructurée sont en progression ces dernières années et sont présents à des taux élevés chez nous, parfois plus que dans l’Hexagone. Nous avons dépassé la barre des 50 % d’adultes en excès de poids en Martinique. En effet, 55,5 % de la population martiniquaise adulte est en excès de poids, dont 22 % obèses.

    De nombreuses autres pathologies chez nous sont aussi en lien avec l’alimentation, comme les maladies cardiovasculaires, les cancers, l’hypertension artérielle, le diabète, l’hypercholestérolémie… Ces pathologies sont souvent plurifactorielles mais l’alimentation représente un facteur important car c’est un déterminant sur lequel on peut agir.

    Or justement notre alimentation a subi des mutations ces dernières années et est de plus en plus déstructurée. Il y a eu une diminution des transmissions culinaires de générations en générations et les adultes cuisinent moins, une augmentation de la fréquentation des fast-food, une hausse du grignotage, une surconsommation des plats cuisinés prêts à l’emploi. Cette déstructuration alimentaire est liée entre autres à un mode de vie plus stressant et un rythme de vie plus rapide, mais paradoxalement plus sédentaire.

    Notre alimentation présente de nombreux déséquilibres : elle est trop riche en matières grasses, en produits sucrés, en sel, et trop pauvres en fruits et légumes notamment qui sont de véritables « alicaments » par ailleurs. Il est donc temps de prendre sérieusement les choses en main afin de tenter de stopper cette évolution. Il n’y a pas de secret : il nous faut améliorer le contenu de nos assiettes. Lorsque je dispense mes formations et conseils en diététique, je m’aperçois régulièrement qu’il y a de nombreuses méconnaissances, de fausses croyances et des préjugés en matière d’alimentation, et à tous les âges. Comme par exemple la crème fraîche qui serait un produit laitier, l’huile d’olive qui serait moins calorique que l’huile de tournesol, les légumes pays (fruit à pain, igname, etc.) qui feraient grossir…

    Il paraît donc important de donner à la population des informations validées sur le plan scientifique et de les aider à rééquilibrer leur alimentation afin de leur permettre d’acquérir les bons automatismes. C’est un travail de longue haleine, mais c’est l’objectif que s’est fixé O’CEAM.


    3. L’alimentation des enfants a beaucoup évolué et l’obésité infantile est devenue un fléau. Quels conseils pourriez-vous donner aux parents face à ce problème ?

    En effet, nous avons 25 % d’enfants en excès de poids en Martinique, dont 8 % obèses.

    La nouvelle génération est la « génération fast-food et boissons gazeuses ». Lors de matinées ou journées nutrition organisées auprès d’écoliers, collégiens ou lycéens, les étudiants ont affirmé être friands de plats tout préparés (frites, pizzas, plats à base de riz ou de pâtes…), de boissons et barres chocolatées très sucrées. J’ai constaté qu’ils connaissent mal par ailleurs nos produits locaux. Ils sont souvent influencés par la publicité et commencent à prendre leurs mauvaises habitudes alimentaires très tôt. Ils délaissent souvent la cantine au profit de cafétérias ou tout autre restauration prise à l’extérieur.

    Le premier lieu de l’éducation alimentaire est « la maison », à travers les parents.

    Je conseille donc aux parents de sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge à un bon équilibre alimentaire en leur expliquant les multiples intérêts pour eux : bonne croissance, amélioration des performances sportives et intellectuelles, être bien dans leur corps et bien dans leur tête, éviter le surpoids ou l’obésité, être en « bonne santé »... Il s’agit non seulement de leur inculquer les principes fondamentaux d’une alimentation équilibrée par le biais de la discussion et en pratique dans leur assiette, mais aussi et surtout de leur donner le bon exemple concrètement. Car quand certains enfants racontent parfois ce que mangent leurs parents ou les conseils donnés… Une petite anecdote pour exemple : lors d’une conférence grand public sur l’alimentation que je donnais, une jeune fille m’expliqua que sa grand mère voulait tout le temps qu’elle prenne une louche de sa sauce avec les lentilles qu’elle avait cuisinées, alors qu’elle préférait mettre un filet d’huile crue sur ses lentilles. Elle me demanda donc « qu’est-ce qui était mieux de faire ? » pour la santé et si c’est elle ou sa Grand mère qui avait raison du point de vue équilibre…

    Donc il est important, d’une part que les parents acquièrent également les bons savoirs, savoir faire et savoir être en matière d’équilibre alimentaire, afin de les transmettre aux enfants, en intégrant également les produits locaux,. C’est justement le but des ateliers d’éducation alimentaire proposés par O’CEAM.

    Le second lieu de l’éducation alimentaire est l’école. Je conseille donc aux parents d’inciter les enfants (ceux qui ne peuvent pas rentrer à la maison le midi) à choisir plus souvent le restaurant scolaire au déjeuner que d’acheter des plats à l’extérieur, bien souvent plus gras, plus sucrés et plus salés. La restauration scolaire s’est beaucoup améliorée en matière de goût et d’équilibre nutritionnel pour les enfants.

    D’autre part, il est primordial de mener davantage d’actions à destination des enfants et des jeunes, à l’instar des matinées nutrition, afin de les sensibiliser à une alimentation variée et équilibrée et de les rendre acteurs de leur santé, en instaurant un « dialogue alimentaire bénéfices-risques » avec eux. Ces actions mériteraient également vraiment d’être pérennisées.


    4. Qui peut faire appel à O’CEAM ?

    O’CEAM intervient auprès de tous les âges : enfants, jeunes, adultes, personnes âgées, car l’équilibre alimentaire concerne tout le monde.

    -  Tout d’abord les entreprises peuvent solliciter les formations ou les conférences d’O’CEAM (en tant qu’organisme de formation), soit pour le personnel afin de lui apprendre à mieux manger pour être en bonne santé au travail, soit parce qu’elles sont amenées dans leurs activités à donner des conseils en diététique (aide à domicile, pharmaciens, restaurateurs…).

    -  Les salariés aussi dans le cadre de leur DIF (droit individuel à la formation) peuvent faire appel à O’CEAM.

    -  Les comités d’entreprise (CE) ou les comités d’œuvres sociales (COS) peuvent faire appel à O’CEAM pour le bien être des salariés, passant nécessairement par une alimentation équilibrée.

    -  Les mutuelles ou groupements de mutuelles ont de plus en plus un rôle de prévention auprès de leurs adhérents et peuvent faire appel à O’CEAM pour préserver la santé de ces derniers.

    -  Les associations également de toutes sortes (personnes âgées, sportives, loisirs, échecs…) peuvent solliciter les prestations de services d’O’CEAM.

    -  Les mairies, les caisses des écoles, les collèges, les lycées, et l’université ou les écoles supérieures peuvent mandater O’CEAM, soit pour sensibiliser les enfants et les jeunes au bien manger, soit pour le personnel de restauration collective afin de retrouver la santé dans l’assiette.

    -  Enfin, les particuliers aussi peuvent faire appel à O’CEAM, puisque régulièrement une fois dans le mois l’Observatoire organise des ateliers d’éducation alimentaire pour ces derniers.

    L’objectif d’O’CEAM est d’apprendre à la population martiniquaise à manger varié et équilibré avec nos produits locaux tout en conservant le plaisir de manger. L’intérêt pour les participants est multiple : préserver leur santé, perdre du poids si besoin ou le maintenir, se sentir bien, être en forme, améliorer la qualité de leur peau, être moins stressé et plus efficace au travail …

    Prestations proposées :

    - Les ateliers d’éducation alimentaire sont justement la prestation de service principale mise en place par O’CEAM. Il s’agit de formations interactives sur l’équilibre alimentaire (quizs, posters et jeux éducatifs, brochure…) auprès de groupes restreints de personnes.

    - Les conférences-débats sur l’alimentation.

    5. Les projets futurs ?

    O’CEAM souhaite continuer à se faire connaître et développer ses activités de conseils et formations en diététique en Martinique tant au niveau des entreprises, des CE ou COS, des organismes publics et des associations, que des particuliers. J’aimerais sensibilisée davantage de martiniquais enfants, jeunes, adultes, seniors à l’importance du bien manger pour préserver leur santé, bien grandir, avoir une bonne qualité de vie, et bien vieillir.

    De plus O’CEAM désire continuer à innover en proposant à la population de nouvelles prestations de service en diététique, comme les Conseils alimentaires pour l’Intolérance au gluten nouvellement mis en place par O’CEAM il y a un mois.

    Je ne vous en dis pas plus pour l’instant et vous donne rendez-vous les mois prochains….

    Je tiens à vous dire un grand Merci Terre locale pour tout le travail que vous faites pour faire connaître et aider les jeunes créateurs de richesse martiniquais. C’est formidable !

    * Coordonnées d’O’CEAM : Observatoire et centre d’éducation alimentaire martiniquais, organisme de formation 0696 97 12 09 / syl.eloidin.diet@gmail.com / www.oceamse.com

    * Prochaines actualités d’O’CEAM :

    -  Ateliers d’éducation alimentaire pour les particuliers le samedi 29 septembre (8h-13h), à Fort-de-France.

    -  Nouveautés : Conseils alimentaires pour l’Intolérance au gluten (possibilités de prise de rendez-vous).

    -  Invité de Kate sur RCI ce lundi 1er octobre de 9h à 10h, et tous les premiers lundi du mois.

    -  Participation au salon de la santé MGPA à Madiana : le vendredi 5 et le samedi 6 octobre.

    Mots clés : Chef d’entreprise


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