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Cette semaine marque une page d’histoire de la Martinique. Terrelocale vous propose de vous remémorer les évènements de septembre 1870 : l’insurrection du sud. Une page d’histoire commémorée du 22 au 24 septembre 2011 à Rivière-Pilote.
22 mai 1848, en Martinique, les esclaves brisent leurs chaînes mais, à peine trois ans après, les acquis de cette liberté seront confisqués : Décembre 1851, à Paris, la République est renversée ; le Second Empire instauré. . .
13 février 1852 , en Martinique, pour forcer les anciens esclaves à retourner travailler sur les habitations, le gouverneur décrète une série de mesures dont le travail obligatoire et puis les libertés publiques sont supprimées, la presse censurée.
A partir de 1853, des milliers d’Indiens, d’Africains, de Chinois sont engagés sous contrat afin de briser les revendications salariales de nouveaux Libres ; les petits agriculteurs viviers qui cultivent des lopins de terre dans les mornes du Sud, sont victimes de ce nouvel esclavagisme.
19 févier 1870. C’est dans ce contexte qu’un incident va mettre le feu aux poudres... Sur la route reliant Rivière-Pilote au Marin, un jeune cultivateur, Léopold Lubin est cravaché par le sieur Augier de Maintenon pour n’avoir pas cédé le passage à celui-ci... Lubin porte plainte, en vain... Décidant de se faire lui-même justice, le 25 avril, au bourg du Marin,. ubin cravache son agresseur ; le 19 août il est condamné à 5 ans de bagne et à 1500 francs de dommages et intérêts.
21 septembre. La défaite l’armée française face l’armée prussienne entraîne la chute du Second Empire...22 septembre, au cours d’un rassemblement organisé par le maire de Rivière-Pilote pour célébrer le retour de la République, des centaines de manifestants exigent la libération de Lubin et crient Mort à Codé, planteur béké ultra raciste dont l’habitation sera incendiée et qui, le 24, sera assassiné.
Du 22 au 24 septembre, de nombreuses habitations du Sud sont incendiées ; l’état de siège est décrété dans quinze autres communes ; le 25, le gouverneur mobilise 1500 hommes (infanterie de marine, gendarmes, artilleurs, milices venues de Fort-de-France). Les insurgés faiblement armés seront écrasés et au cours de l’année 1871, à la répression sanglante des armes fait place la répression des tribunaux : de nombreuses condamnations, de 5 ans aux travaux forcées à perpétuité, sont prononcées (dont Lumina Sophie), et, en décembre 1871, au polygone de Desclieux à Fort-de-France Cyrille Nicanor, Eugène Lacaille, Furcis Caroonnel, LouisCharles Butt, Louis-Gertrude Isidore, sont fusillés.
Daniel BOUKMAN Programme manifestation
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