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Envoyer des photos de soi, nu, diffuser des photos dans des positions suggestives, voilà le nouveau phénomène de société auquel sont confrontés nos jeunes adolescents. Son nom : le SEXTING.
Simple jeu ou mépris de la dignité d’autrui, le sexting peut devenir un véritable cauchemar pour les victimes.
Les sexting : du jeu au cauchemar
Le sexting est la contraction de « sexe » et de « texting » qui signifie texto. Il s’agit d’envoi de messages à caractère sexuel (images ou vidéos) par SMS.
L’arrivée des cellulaires avec appareils photos, le développement des médias sociaux ont conduit inexorablement vers la prolifération d’images amateur à caractère sexuel.
Chantage, menaces. Le simple jeu amoureux peut devenir chantage sexuel. En effet, le partenaire peut inciter voir imposer la publication d’ images privées.
Les photos ou vidéos font très vite le tour des établissements scolaires. Insultes et pleures deviennent le quotidien des adolescents victimes de ces dérives. Mais pire encore on peut en arriver au drame.
En 2008 aux États-Unis, Jessica, 18 ans, s’est suicidée, accablée par le harcèlement et les insultes qu’elle subissait de toutes parts : son ex-petit ami, avec qui elle avait rompu, avait fait circuler dans sa classe des photos d’elle dénudée.
Sexting : nos ados sont sous pression
Des chercheurs de l’Australasian Sexual Health Conference 2011 (Canberra) ont réalisé une étude qualitative par entretiens individuels avec 33 jeunes (15 hommes et 18 femmes) âgés de 15 à 20 ans. Elle révèle que la culture « sexualisée » par les médias, qui bombardent les jeunes d’images sexualisées créent une pression à s’engager dans le sexting.
En effet, si les garçons ne participent pas au sexting, ils sont considérés comme « gay » et rejetés par leurs camarades de classe. Pour les filles, la pression est également plus que présente puisque celles-ci doivent sans cesse répondre de leur expérience sexuelle avec les garçons dont l’échange d’images érotiques par téléphone portable doit servir de "preuve".
Une pression continue qui pousserait nos chers adolescents à pratiquer le sexting.
A l’heure où 90% des 15-17 ans ont aujourd’hui des téléphones mobiles et sont sur les réseaux de médias sociaux. 20% des adolescents ont déjà pratiqué le sexting, c’est-à-dire envoyé ou posté des photos et vidéos d’eux-mêmes, nus ou à demi- nus.
Des chiffres alarmants qui devraient nous pousser à rappeler à nos chers ados de faire preuve d’une grande vigilance quant aux informations postées sur internet et de faire respecter le droit à l’image de chaque individu. Aujourd’hui, il s’avère primordial de réapprendre la pudeur, et de bien faire la différence entre ce qui est intime, que l’on souhaite préserver précieusement, et ce qui est publique, donc visible par tous sur le web.
source : santélog
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