La "Nuit des Étoiles" du CDSA

Pour la traditionnelle « Nuit des Etoiles » le CDSA (Centre de Documentation Spécialisé en Astronomie) et le (...)

Lire la totalité de l'article O’ceam : dernier atelier d’éducation alimentaire des vacances

Ne manquez pas votre dernier atelier d’éducation alimentaire des vacances : le SAMEDI 8 AOUT de 8h à 13h (...)

Lire la totalité de l'article
Domaine de Fonds St-Jacques : Journée professionnelle & Ciné Club Karayib

Dans le cadre de la 13e édition du Biguine Jazz Festival, le Domaine de Fonds Saint-Jacques - Centre (...)

Lire la totalité de l'article Première édition du « Trophée Dinette Héloïse Coppet »

A l’occasion de la fête du quartier Anse Mitan, la Ville des Trois-Ilets organise la première édition du « (...)

Lire la totalité de l'article
Les plus lus

Evenements culturels


  • 26-04-2014

    Théâtre : La Nuit des Assassins de José TRIANA


    L’Autre Bord Compagnie présente "La nuit des assassins" au Théâtre Aimé Césaire du 30 avril au 03 mai à 19h30.

    Au delà du conflit parents/enfants, cette comédie de José Triana, exprime l’impuissance de la révolte de l’homme contre l’oppression et le jeu de miroirs qu’il utilise pour conjurer le destin.


    Une comédie dramatique, contemporaine, un drame social et familial.

    Il est des règles tacites au sein de la cellule familiale, comme dans une nation, auxquelles on ne déroge pas.

    La figure parentale fait autorité et l’enfant est prié d’obéir.

    Combien d’enfants n’ont-ils pas souhaité un jour enfreindre ces lois et s’émanciper de la toute puissance des parents ?

    Tels sont les rêves des trois personnages de La nuit des assassins, Lalo, Cuca et Beba qui s’adonnent à leur jeu favori : le meurtre de leurs parents.

    Or, dès lors que le meurtre est commis, un sentiment de vacuité les envahit, ils se sentent vidés de leur substance, comme si le combat terminé, il ne leur restait plus rien.

    Alors, ils recommencent, toujours et encore. La répétition lancinante des mêmes actions confère à la pièce sa dimension absurde. Dans ce jeu, le temps n’existe pas, le passé et le présent se confondent en un hypothétique retour vers le futur. Un mise en abîme triangulaire dans laquelle sont confinés les personnages se répétant à l’infini le film de leur fantasme.

    Ces rituels donnent sens à leurs existences et leur permet d’exorciser leurs démons. Mais le drame de la pièce réside dans le fait qu’elle n’offre aucune solution. « Ferme cette porte ! » est la première réplique de Lalo. La porte ne s’ouvrira jamais car l’échappatoire n’existe pas.

    José Triana a écrit La nuit des assassins entre 1958 et 1964 alors que la révolution cubaine portait en elle les espoirs d’une société libérée de la main de fer du Général Batista.

    En dépit de la chute rapide du régime, Cuba n’a pu s’émanciper du jour au lendemain du climat politique et social mis en place par le dictateur. Comme dans La nuit des assassins, où en l’absence de leurs parents, Lalo, Cuca et Beba tentent de maintenir la structure de la maison en reproduisant à l’identique ce que font leurs parents.

    La révolution suppose donc un changement social tant pour le pays que pour les enfants enfermés dans la maison. Ici l’oppression imposée aux enfants par les parents est la cause de leur révolution mais elle ne triomphe pas et rien ne change. Le mot révolution revient à son sens initial, à savoir, faire un tour complet pou revenir au point de départ.

    La nuit des assassins, à l’heure où des dictatures s’effondrent, pose la question de la responsabilité et de la capacité à prendre en main son destin.

    Renseignements : Théâtre Aimé Césaire, 0596 59 43 29



Dans la même rubrique


1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |...

Tous droits réservés Terre locale 2011 - Une réalisation Come Online